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    Promotion de l'«Aide pour le commerce»

     

     
     
    Forum du commerce international - No. 4/2006, © Centre du commerce international

    © OMC «L'Aide pour le commerce est un investissement qui permet aux pays en développement de faire du commerce le moteur de la croissance, du développement et de la réduction de la pauvreté.»

    L'an dernier, l'«Aide pour le commerce» est devenue un axe central du travail de l'Organisation mondiale du commerce, qui doit en conséquence assumer un double rôle de sensibilisation et de coordination.

    L'élément central du Programme de Doha pour le développement est un programme axé sur «le commerce et la croissance» qui est essentiel pour aider les pays en développement, notamment les pays les moins avancés (PMA), à réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement.

    L'«Aide pour le commerce» est un investissement qui permet aux pays en développement de faire du commerce le moteur de la croissance, du développement et de la réduction de la pauvreté. Elle vise à les doter de la capacité du côté de l'off re et de l'infrastructure liée au commerce dont ils ont besoin pour appliquer les Accords de l'OMC et en tirer profi t, et plus largement, pour stimuler leurs échanges.

    Ces 12 derniers mois, l'Aide pour le commerce est devenue un complément politique et économique de poids pour les négociations, qui peut contribuer fortement à la réalisation du potentiel de croissance associé à l'aboutissement du cycle de Doha.

    Dans de nombreux pays, l'évolution de l'opinion publique vis-à-vis de la mondialisation complique la conclusion des négociations. Importe aujourd'hui non seulement la croissance du revenu mondial mais également qui prend part à cette croissance et comment. D'un point de vue politique, nous ne pouvons laisser les forces du marché déterminer seules qui bénéfi cie de la libéralisation du commerce et dans quelle mesure.

    Nous devons tenir compte des problèmes liés aux coûts d'ajustement, aux contraintes en matière de capacité et aux réactions de l'offre dans les pays en développement et les PMA. Lorsqu'ils ne peuvent être pris en charge par les ressources nationales ou le secteur privé uniquement, nous devons essayer de trouver une solution effi cace au niveau international.

    Une composante du Programme de Doha

    L'Aide pour le commerce joue un rôle important dans les efforts visant à conclure le cycle de Doha; c'est pourquoi, à Hong Kong, les Ministres du commerce ont pris l'initiative de charger une équipe spéciale regroupant des gouvernements Membres et moi-même de présenter des recommandations sur les moyens de collecter des ressources financières additionnelles susceptibles de rendre l'Aide pour le commerce opérationnelle.

    L'Aide pour le commerce continuera d'aller de l'avant malgré la suspension temporaire des négociations. Nous estimons qu'un programme d'«Aide pour le commerce» est nécessaire en soi et qu'il doit faire partie d'un Cycle réussi.

    Le rôle principal de l'OMC dans cette initiative est de sensibiliser afin de mobiliser des ressources additionnelles et d'améliorer la coordination au niveau multilatéral et, dans le cas des pays bénéficiaires, au niveau national. Il n'est pas prévu que l'OMC participe directement à la fourniture d'une aide au développement.

    D'une part, il faut sensibiliser les Ministres du commerce et des finances et leurs représentants pour les inciter à attirer l'attention sur le programme pour le commerce et la croissance sur le plan intérieur, à s'assurer qu'il est intégré de façon appropriée aux programmes de développement nationaux et à recourir aux bonnes pratiques en matière d'Aide publique au développement (APD) pour présenter les besoins liés au commerce en vue d'obtenir un soutien international.

    D'autre part, il faut sensibiliser les Ministres des finances et du développement et leurs représentants pour les inciter à apporter une réponse coordonnée et généreuse aux projets relatifs au commerce, qui corresponde aux besoins des pays en développement et des PMA.

    Objectif: améliorer la capacité commerciale

    A notre avis, pour réussir collectivement à améliorer l'Aide pour le commerce, il faudrait intégrer le commerce dans les plans de développement nationaux mais aussi renforcer la capacité des pays en développement de traduire les possibilités offertes par l'ouverture des marchés en un accroissement des flux commerciaux de biens et services.

    A cet égard, le rôle du CCI est de tester. L'aide qu'il apporte aux entreprises privées pour soutenir la concurrence internationale est essentielle pour garantir que les pays en développement tirent parti du programme de Doha.

    Renforcement des partenariats

    Je suis convaincu qu'il existe une ferme volonté d'accroître l'Aide pour le commerce dans le cadre de l'augmentation envisagée de l'APD. Nous travaillons de concert avec les mécanismes établis - aux niveaux bilatéral, régional et multilatéral - pour qu'ils nous aident à faire de l'Aide pour le commerce une initiative opérationnelle et concluante. Je sais que je peux toujours compter sur le soutien de mes collègues de la Banque mondiale, du FMI et des banques régionales de développement.

    Il est largement admis que nous ne pouvons plus fournir une aide pour le commerce de la même façon que par le passé. Cette initiative ne vise pas à remplacer ou à reproduire les mécanismes existants, mais à faire en sorte qu'ils fonctionnent mieux, plus efficacement, en donnant des résultats mesurables. Nous recherchons avec l'OCDE des moyens d'améliorer l'efficacité de l'Aide pour le commerce, notamment en exploitant notre base de données communes sur l'assistance technique et l'aide au développement liées au commerce.

    Il faut répondre à plusieurs priorités pour promouvoir l'intégration régionale et mondiale, et réaliser le potentiel de développement lié à l'ouverture du commerce. Combler ces besoins ne peut venir que des pays eux-mêmes, en collaboration avec les parties prenantes nationales (secteur privé notamment) et avec leurs partenaires de développement. L'appropriation ne doit pas simplement être un mot à la mode; c'est un préalable à l'efficacité de l'Aide pour le commerce (voir L'Aide pour le commerce: Nous pouvons mieux faire).

    Le Secrétariat a déjà commencé à réfléchir sur la meilleure façon d'utiliser les mécanismes internes de l'OMC pour suivre de près l'Aide pour le commerce.

    Nous devons avancer dans le domaine de l'Aide pour le commerce, en nous fondant sur la dynamique qui existe malgré l'impasse provisoire du Cycle. L'accroissement de l'Aide pour le commerce ne dépend pas des résultats du Cycle, mais sa valeur sera bien plus grande si elle est mise en oeuvre parallèlement à de nouvelles possibilités d'accès aux marchés et de nouvelles règles pour faciliter les échanges.

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