Depuis 1995, les PMA ont fourni 3,5% des importations mondiales
de poisson, crustacés et mollusques.
Le Bangladesh, Madagascar, le Mozambique et le Myanmar ont
fourni plus de 90% des exportations totales de crustacés des PMA,
tandis que la majeure partie de leurs exportations de mollusques
provenaient de Mauritanie (60%) et du Sénégal (18%).
Les PMA sont aussi de gros exportateurs de sardines, de thon et
de poulpes congelés.
Peu de produits transformés
Les PMA ne représentent actuellement que 0,6% des exportations
mondiales de poisson transformé alors que, pour les produits frais
et superréfrigérés, leur part de marché est beaucoup plus haute
(4,2% pour les crustacés et 2% pour le poisson).
Parmi les PMA, le principal exportateur de poisson transformé
est le Sénégal.
Les conserves
En dehors de la préparation de filets, dans les PMA la
transformation du poisson se focalise dans la mise en conserve, du
thon en particulier. En 1999, les usines de transformation de
poisson ont dû faire face à une crise financière provoquée par des
investissements destinés à la modernisation des installations pour
répondre aux normes techniques internationales et rendre les usines
aptes à obtenir des permis d'exporter vers l'UE.
La commodité d'abord
Ce qui influence surtout la tendance de la consommation est la
commodité. La demande va se déplacer du poisson entier vers les
filets, et les produits préemballés. Les produits à l'intention du
secteur de la restauration rapide sont en augmentation. En ce qui
concerne le type de poissons consommés, la tendance se dirige vers
des espèces de pisciculture telles que les corégones, les crustacés
et mollusques dans les pays industrialisés, et vers des espèces bon
marché comme les petits pélagiens dans les pays en
développement.
Obstacles et débouchés
Les pays développés, de nombreux pays en développement et
quelques PMA ont introduit des systèmes préventifs nommés «Analyse
des risques et maîtrise des points critiques», ou systèmes HACPP,
et des réglementations relatives à la sécurité des produits de la
pêche. Le manque d'inspections appropriées, d'assurance de la
qualité et de dispositions relatives au contrôle risque de placer
le secteur de la poissonnerie en mauvaise posture dans les PMA, et
d'affecter ainsi le développement de leurs exportations.
Contrairement à ce qui se passait auparavant, dans les pays
industrialisés la demande de poisson ne résultera plus de
l'augmentation de consommation de protéines par habitant, mais
plutôt des préférences de consommateurs plus exigeants et
responsables de leur santé. Le marché tend vers une meilleure
qualité des produits frais.
La demande
Les difficultés que les PMA doivent résoudre lorsqu'ils
augmentent leurs activités de poissonnerie consistent notamment à
assurer que leurs produits coïncident avec les exigences de santé
et de sécurité des pays importateurs. Parmi les autres obstacles,
on peut mentionner:
- le manque de fonds pour l'implantation de nouveaux ports et la
rénovation ou le remplacement de la flotte;
- une infrastructure et des équipements inadéquats, ainsi que le
manque de personnel qualifié;
- la surpêche et le dépeuplement des réserves de reproduction,
et
- le manque de moyens pour contrôler les côtes et empêcher la
pêche illégale dans les eaux des PMA.
Pour plus d'information, veuillez consulter la section Pêche
du site internet de la FAO (http://www.fao.org/fi). En ce qui
concerne l'assistance technique du CCI, veuillez contacter Rudy
Kortbech-Olesen, Consultant principal en développement des marchés
du CCI (kortbech@intracen.org).