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    La mode est à l'éthique

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 3/2006

    © Pulse Investments Limited

    Le monde de la mode offre d'innombrables opportunités commerciales. Alors que les industries se consolident et que la norme en matière de concurrence est la fabrication en masse de produits à bas coût, un nouveau créneau émerge. La «mode éthique» fait son chemin et se lance dans la haute couture. Cette évolution est palpable dans plusieurs projets décrits dans ce numéro.

    Quatre projets du CCI ont retenu notre attention pour illustrer notre série de «Portraits sur fond de développement du commerce». Nous avons voulu dégager leurs points communs. Ils se référent tous aux nouvelles tendances du commerce équitable ou d'organisations non gouvernementales telles qu'abordées dans notre précédente édition. Trois histoires concernent des pays parmi les moins avancés et trois se focalisent sur la mode.

    Pourquoi une incursion des Nations Unies dans le secteur de la mode? L'opinion publique associe généralement l'Organisation avec la diplomatie et l'aide humanitaire. Son activité continue et progressive dans le secteur du développement fait moins souvent les gros titres. À cet égard, nous estimons très pertinente la question posée au CCI par un journaliste du Times de Londres.

    En bref, approvisionner les marchés de la mode éthique est une façon novatrice d'avoir prise sur la pauvreté. De plus en plus de consommateurs souhaitent investir dans des produits haut de gamme qui sont bien conçus, soucieux de l'environnement, épaulent les groupes désavantagés et privilégient les bonnes conditions de travail. Plutôt que de se concentrer sur l'offre de matières premières, la mode éthique permet aux pays en développement de s'inspirer de leurs traditions et de leur culture, de fabriquer des produits finis et de tirer parti de la stratégie nationale de marque. Le marché offre un réel potentiel de développement en créant de nouveaux emplois et de nouvelles branches d'activité durables accessibles aux communautés pauvres.

    Nos lecteurs trouveront également différents points de vue sur la suspension des négociations commerciales, que certains, mais pas tous, considèrent comme un échec. Patricia Francis, Directrice exécutive du CCI, s'exprime sur la nécessité pour les entreprises de faire entendre leur voix. Nous proposons une série d'avis choisis après examen de 50 sources médiatiques ainsi que le point de vue d'Angel Gurría, Secrétaire général de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques.

    Dans ce contexte, l'Aide pour le commerce, qui permet aux pays de renforcer leurs capacités et leurs compétences à échanger sur de nouveaux marchés, revêt une importance renouvelée. Le CCI s'exprime sur le sujet et analyse le rôle du «Cadre intégré renforcé» comme modèle d'élaboration de nouvelles initiatives dans le cadre de l'Aide pour le commerce.


    Natalie Domeisen
    domeisen@intracen.org