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    Investir dans Internet

     

     
     
    Exportateurs et importateurs dans les pays en développement
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 1/1999

    Comment les importateurs et les exportateurs des pays en développement peuvent-ils tirer le meilleur parti d'Internet? Il existe abondance d'informations sur l'évolution vertigineuse d'Internet et ses apports. Il est en revanche difficile de savoir comment trier cette manne d'informations pour dénicher leçons pratiques et conseils et de trouver les sites des institutions de soutien au commerce.

    Internet évolue vite et tous azimuts, de la technologie au plan de développement, au contenu et aux méthodes de promotion. Les articles de cette section laissent penser néanmoins que les organisations liées au commerce ne devraient plus attendre pour intégrer cet outil révolutionnaire à leurs activités. Mieux, elles devraient profiter des leçons apprises par ceux qui ont déjà commencé à utiliser Internet.

    Les enseignements
    La première chose à savoir est de lier Internet aux objectifs principaux d'une organisation plutôt que de confier cette tâche à des techniciens, comme on peut le constater d'après l'interview avec des experts d'Internet dans l'article intitulé «Lier Internet à votre stratégie de marketing».

    Une seconde leçon est qu'il faut assurer les ressources pour le marketing et la maintenance, et pas seulement se contenter de l'installation et de la conception initiale. Les spécialistes suggèrent en règle générale de consacrer un tiers des ressources aux frais de mise en route, un tiers aux efforts de promotion et un tiers à la maintenance et à la mise à jour.

    Une troisième leçon apparaît enfin: certaines branches sont mieux adaptées pour vendre et livrer leurs produits via Internet que d'autres. La musique, les livres, les logiciels, les voyages et les services financiers sont au premier rang. Les sociétés de services ont tout à gagner, comme on le découvre dans l'article «Conseils aux sociétés de services».

    Une grande partie des organisations peuvent déjà se servir du potentiel offert par Internet pour réduire leurs frais de communication, stimuler les liens entre les organisations indépendamment de leur lieu d'attache, trouver des informations commerciales intéressantes, nouer des contacts, voire rationaliser les achats et gérer les stocks. Lisez à ce propos «Gérer les achats par Internet».

    Les défis
    Parallèlement, il ne faut pas ignorer les contraintes qui découlent de l'usage d'Internet comme instrument de soutien du commerce pour les firmes des pays en développement. Citons les lacunes de l'infra-structure des télécommunications, la nécessité de développer plus de sites locaux, la traduction (l'anglais demeure la langue dominante sur Internet), le défi d'adapter les lois en vigueur à ce nouveau média ainsi que les frais d'installation et d'accès élevés.

    Se familiariser avec Internet n'est pas facile non plus si l'on ne dispose que de quelques ordinateurs dans une compagnie. (Une récente étude de la Société financière internationale sur l'emploi d'Internet dans les compagnies des pays en développement souligne qu'un nombre restreint de personnes y avaient accès.)

    Il faut aussi garder à l'esprit que, comme outil commercial global, Internet est encore en train de se développer; quelques-uns de ces aspects sont évoqués par M. Bernard Ancel, Chef de l'information sur le commerce du CCI, dans le texte «Comment explorer les marchés internationaux».

    Une contrainte souvent mise en avant est liée à l'infrastructure. L'Union internationale des télécommunications signale que les pays industrialisés comptent 312 fournisseurs d'accès pour 10 000 personnes, alors qu'ils sont six dans les pays en développement; il existe 2,5 lignes de téléphone pour 100 personnes dans les pays en développement, contre 54 dans les pays industrialisés.

    Pratiques
    Le clés que vous lirez dans cette section apportent des réponses partielles aux problèmes cités: l'usage balbutiant d'antennes paraboliques pour accéder à Internet en lieu et place des lignes téléphoniques; des exemples d'information gratuite comme les sites d'initiation (how-to), les logiciels gratuits et les groupes de discussion qui peuvent aider les compagnies à se mettre en route; des sites gigantesques qui donnent des raccourcis pour la recherche sur le commerce; des conseils pour acquérir une culture Internet (comme l'emploi des groupes de discussion, le courrier électronique, les sites Web), des stratégies promotionnelles (voir les pages 36 et 37 sur le site du CCI d'exportation des services).

    Sans une masse critique d'ordinateurs et une infrastructure de soutien, les applications du type «entreprise-vers-consommateur», c'est-à-dire qui relient les entreprises à leur clientèle, ne sont pas à privilégier du point de vue des pays en développement. L'étude résumée dans «Internet et les petites entreprises: force ou faiblesse?» montre que la prudence est de mise par rapport aux ventes. Elle démontre cependant aussi que les compagnies qui investissent dans Internet sont encouragées par ses applications dans la communication et le marketing.

    Les experts considèrent le commerce électronique (e-commerce) comme plus ample que les ventes et les livraisons exécutées via Internet. Le commerce électronique est accepté progressivement comme une couverture pour toutes les activités commerciales sur Internet, telles que réunir des études de marché, offrir des informations commerciales, créer des contacts d'affaires, l'expédition de produits et la description des services, ainsi que l'interactivité au sein de nouveaux groupes d'affaires, autant d'éléments qui sont abordés dans cette section Gros plan sur Internet.

    Natalie Domeisen, Rédactrice en chef de Forum, a réalisé les interviews et coordonné la section Gros plan.