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    Carnival Australia : Gérer l’impact du tourisme

    Anne Sherry, Présidente directrice générale, Carnival Australia
    juillet 01, 2011
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    Carnival Australia a noué un partenariat avec le Fonds d’appui au développement des entreprises d’AusAID pour financer des projets de développement social dans les communautés insulaires du Pacifique, comme l’Île Mystérieuse à Vanuatu. © Carnival Australia
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    La hausse des visites du littoral de l’Île Mystérieuse procure des revenus à la communauté locale d’Aneityum et une expérience culturelle authentique aux croisiéristes de Carnival. © Carnival Australia
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    Avec 2 000 passagers débarquant chaque jour, Carnival admet une part de responsabilité dans la gestion de l’impact social et environnemental potentiel liée à la demande pressante des communautés insulaires reculées. © Carnival Australia

    La croissance des croisières exige des opérateurs qu’ils gèrent l’impact social et environnemental sur les communautés insulaires reculées.

    La popularité croissante des croisières dans les îles du Pacifique a entraîné une hausse du nombre de passagers qui font escale dans les communautés insulaires reculées. Qui dit essor du tourisme dit aussi responsabilité accrue pour les organisateurs de croisière, comme Carnival Australia, d’atteindre les objectifs du tourisme durable susceptibles de procurer des avantages économiques et des emplois aux pays en développement tout en gérant l’impact local sur la culture, les communautés et l’environnement naturel, véritables garants de la réussite du secteur.

    En 1932, Strathaird, premier paquebot de la compagnie P&O, entamait une croisière de cinq jours entre Sydney et l’Île Norfolk. Aujourd’hui les communautés des îles du Pacifique sont bien placées sur le secteur des croisières, qui enregistre la croissance la plus rapide au monde sur le marché du tourisme. Au cours des six dernières années, l’industrie australienne des croisières a progressé de près de 20% par an et le nombre de passagers devrait atteindre un million en 2020.

    Carnival Australia exploite sept navires de croisière: quatre par l’intermédiaire de P&O Cruises Australia; deux par la compagnie Princess Cruise basés localement; un troisième, le Princess, sera opérationnel en septembre 2011. La flotte de P&O Cruises dessert la Nouvelle Calédonie, Vanuatu et Fidji. Entre 2010 et 2013, le nombre de passagers transportés par les navires de P&O Cruises et Princess Cruises vers les îles du Pacifique devrait passer de 210 000 à 370 000 passagers.

    Dans la perspective d’une hausse concomitante du nombre de bateaux et de touristes débarqués sur leurs côtes, les gouvernements et les communautés des îles du Pacifique pourraient à raison se poser cette question: ‘Que peut nous offrir cette manne?’ La seule réponse satisfaisante consiste, pour les sociétés de croisières, à octroyer des avantages économiques et des emplois. Chaque jour, 2 000 passagers accostent sur les îles du Pacifique et Carnival reconnaît une part de responsabilité dans la gestion de l’impact social et environnemental potentiel lié à la demande pressante des communautés insulaires reculées.

    Déterminé à protéger les intérêts économiques et l’environnement naturel des îles du Pacifique, Carnival Australia collabore avec les gouvernements et les communautés au développement d’entreprises viables liées au tourisme et génératrices d’emplois.

    P&O Cruises Australia a développé, pour les ports clés situés dans des régions reculées, des programmes de gestion des destinations censés évaluer l’impact environnemental actuel et potentiel lié aux escales des bateaux de croisière, recommander des mesures correctives, déterminer la nature des infrastructures de soutien pour les activités de croisière et offrir des conseils sur les débouchés économiques. La société respecte également son engagement de recruter jusqu’à 10% du personnel de bord à Vanuatu; 160 employés actuellement en service avaient été sélectionnés par un agent local pour suivre une formation préalable à l’emploi. En partenariat avec des organisations telles que l’Agence australienne de développement international (AusAID) et Australian Business Volunteers, Carnival Australia finance aussi directement des projets. Il a contribué pour moitié (soit $E.-U. 0,9 million) au Fonds d’appui au développement des entreprises (ECF) d’AusAID qui a financé la rénovation des jetées de débarquement, la construction de nouvelles infrastructures et la création de petites entreprises communautaires. Carnival Australia contribue bien au-delà des $E.-U. 860 000 alloués au programme ECF; il a financé la conception du logo, le merchandising et le développement de produits touristiques.

    À l’Île Mystérieuse au Vanuatu, le partenariat noué entre Carnival Australia et ECF a permis d’organiser des visites de la côte locale. La communauté d’Aneityum toute proche a bénéficié des retombées financières et les croisiéristes ont vécu des expériences culturelles authentiques; Carnival Australia estime que l’Île Mystérieuse peut devenir un modèle reproductible ailleurs. Les chercheurs de l’Université Monash en Australie entendent tester le potentiel d’adoption du modèle par d’autres communautés des îles Pacifique.